TWIICE: un dispositif développé pour répondre à une diversité de pathologies, de morphologies et d'attentes

Silke Pan using TWIICE in front of the new mechanical engineering building at EPFL

Origine du projet et motivations

Le développement d’un exosquelette modulaire d’assistance à la marche, initialement conçu pour des enfants et des personnes de petite taille, débute en février 2015 au sein du Laboratoire de Systèmes Robotiques (LSRO) de l’EPFL. Après un an et demi seulement, le développement technologique de l’appareil est suffisamment opérationnel et sécurisé pour la réalisation des premiers tests avec un pilote d’essai.

TWIICE permet à ses utilisateurs de regagner en autonomie dans le cadre d’activités journalières: s’asseoir et se lever, marcher sur des sols réguliers comme accidentés, sur des plans plats comme inclinés. L’intention des concepteurs est également de (re)donner à ses utilisateurs une partie des sensations liées à la marche ou au simple fait de se tenir debout.

Un seul exosquelette ne saurait à lui seul combler toutes les attentes, chaque handicap étant unique: la nécessité de concevoir un produit modulaire et personnalisable se fait donc sentir. D’un poids de 15 kg et d’une autonomie de 3 heures, cet exosquelette a pour but de répondre à différentes pathologies, morphologies et expériences utilisateur. Sa conception technique répond également à un souci de simplicité, qui confère à l’outil robustesse, fiabilité et légèreté.

Silke Pan, au coeur du développement technologique

Le perfectionnement d’un tel dispositif ne saurait être possible sans une étroite implication de ses bénéficiaires directs, qui, par leur perspective d’utilisateurs, permettent aux concepteurs de comprendre leurs enjeux, attentes et besoins, en vue d’orienter les développements futurs. À cet effet, l’équipe de l’EPFL s’est adressée à la Fondation suisse pour paraplégiques. Celle-ci les a redirigés vers le Club en fauteuil roulant de Lausanne. Madame Silke Pan a eu connaissance du projet par le biais d’un ami membre du Club et a répondu à l’annonce avec enthousiasme.

Depuis juillet 2016, Madame Pan pilote l’exosquelette à raison de deux ou trois entraînements par semaine. Son aide précieuse a notamment permis la mise en place d’un système de signal sonore servant à synchroniser ses propres actions avec l’exosquelette: ainsi, le premier signal lui indique le décollement du pied et le second la fin du cycle, soit le retour du poids sur le pied.

Portrait of Silke Pan